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« Mais pourquoi La Feinte de l’Ours ? » les résultats


« Mais pourquoi La Feinte de l’Ours ? » les résultats

Cet été nous vous proposions un petit concours fort simple. Il suffisait de nous proposer un texte de taille libre expliquant le pourquoi du nom « La Feinte de l’Ours ».

Vous avez été quelques-uns à nous proposer votre réponse mais une seule a fait l’unanimité au sein de l’impartial jury : celle de Vivien Fortin que nous nous faisons un plaisir de vous rapporter ici.

La feinte justifie les moyens. Cet adage populaire mais totalement erroné aurait pu être à l’origine de ce bar associatif de jeux de sociétés, « La Feinte de l’Ours ». Mais il n’en est rien. Mais alors, Rien du tout.

L’origine saugrenue, incongrue voire coquecigrue de ce nom remonte à 1375, à Hoffenheim (Allemagne). A l’époque, ce petit village de 1456 habitants (bon, c’est de l’à peu près mais c’est le nombre de personnes qui étaient présentes au concert de Tokyo Auberge, un groupe de jeunes chevelus en vogue à l’époque) était donc considéré par la majorité des habitants de l’Allemagne comme, je cite, « un village de bouseux consanguins, qu’on espère qu’ils vont choper la grippe chevaline ».

Or, c’est dans ce village qu’est né Stefan Igonof. Ce qui est étonnant, c’est que ce Stefan n’a absolument rien à voir avec l’origine de ce nom. Nous ne parlerons donc pas ici de sa vie, qui en passant, est absolument inintéressante.

C’est en fait un charpentier spécialisé dans la sculpture sur soie, répondant au nom de Lars Von Hemrich (quelqu’un l’a appelé autrement une fois, il n’a jamais répondu), à qui l’on doit ce terme. Lars était connu pour manier la hache avec une dextérité sans précédent. Il a remporté à plusieurs reprise le tournoi de la ville de Parmentier et de nombreux Hachis trônaient sur sa cheminée (ndlr : le Hachi était une petite statuette récompensant les gagnants du tournoi. Ce qui donna plus tard le nom au Hachi Parmentier, mais c’est une autre histoire…).

Un jour, alors qu’il faisait nuit, la femme de la sœur de la voisine de Lars vint à frapper à sa porte :

Les paroles qui suivent sont rapportées selon les témoignages des gens présent ce jour là, à savoir Hans, le fils de Lars, 2 ans à l’époque des faits. Ils ne reflètent donc pas forcément l’exactitude de la conversation mais en donnent un bon aperçu.

Toc Toc Toc fit la porte.

Lars : Oui ?

Frida (la femme de la sœur de la voisine de Lars) : Lars !

L : Oui.

F : …

L : Que se passe t-il frida ?

Les historiens sont sceptiques sur la partie qui suit

F : Des ninjas venus de Hambourg viennent attaquer notre village !!

L : argh !

F : … En fait tu parles pas beaucoup toi non ?

L : ouaip !

F : Tu veux nous aider à bouter l’ennemi hors de nos terres, à l’aide de ta compétence « hache » ?

L : Bof… ouaip

F : Youpiie ! Mais avant, faisons l’amour !

Une conversation poignante donc.

Mais cet événement scella le sort de la ville de Hoffenheim. Lars et les ninjas se retrouvèrent face à face, aidés de quelques paysans dont on ne parlera pas, vu qu’ils sont morts, et que c’était des pauvres.

Pour faire court, la bataille fit rage.

La bataille : RAAAGE !

Comme le veut la coutume chez les ninjas, le duel final se fît entre le chef shaolin et Lars. Parce que c’est bien connu, si on coupe la tête du chef, les autres ninjas s’évaporent. (Là non plus, les historiens ne sont pas tous d’accord…).

Bref, un face to face s’engagea et l’impensable arriva. Le chef shaolin, 3454 combats, 3454 victoires par KO, fut défait. Comment ? Grâce à une simple esquive.

Xan Quing (le chef), fit sa spécialité, le lancer de nunchaku. Mais Lars ayant évité les dures épreuves de la vie toute sa … vie, esquiva le lancer et put placer une contre attaque meurtrière qui envoya Xan Quing au tapis. Xan Quing mort, les ninjas s’évaporèrent (ou partirent à cheval. C’est selon).

Ce geste de bravoure fit le tour du village et fût plus connu sous le nom de … la feinte de Lars. (Tout ça pour ça me direz vous, et je vous répondrais : « en effet… »)

Des années après, des jeunes férus d’histoires et de jeux de société mais un poil dyslexiques sur les bords prirent ce nom qui devint la Feinte de l’Ours. Une banale confusion historique comme on en voit tous les jours. (Jeanne d’Arc par exemple n’est jamais morte sur le bûcher, mais chez son boucher)

Et qu’on ne vienne pas me dire que tout ceci est inventé, je l’ai lu. Même si avant, j’avais bu. Beaucoup.

FIN.

Bravo Vivien pour ce texte, nous avons l’honneur de t’annoncer que le conseil d’administration t’a nommé adhérent d’honneur de l’association pour l’année 2009/2010. !