Dimanche 16 novembre, vers 14h30 et quelques poussières, tous les participants sont là, prêt pour la guerre… Il n’en restera qu’un !
Les sept concurrents se sont tout d’abord affrontés dans un mini tournoi de 2 matchs pour se qualifier en demi-finale. Avec le tirage au sort s’effectue le choix des armées, des places, des pouvoirs.
En vingt minutes, le premier combat s’achève. Anne bat brutalement Willow, je la cite : « C’était l’échauffement ! ». Le premier perdant avoue la suprématie de son adversaire : « Je me suis fait écraser, les camarades n’étaient pas en forme… ». Les soviètoptères vaincus, Willow attend le prochain tour établissant une nouvelle stratégie.
Deuxième victoire, celle de Tanguy face à Thibault. Ce dernier, modeste : »Adversaire très difficile, mais finalement écrasé. ». Quant à lui, Thibault est décontenancé par ce match aux nombreux rebondissements : « J’ai failli gagner, mais mes larves reviendrons… »
Sylvain et Thomas achève une bataille de longue haleine, une vraie lutte de domination dont finalement Sylvain sort vainqueur, dévoilant sa stratégie barbare: « Le sacrifice des serviteurs est très utile ! » Thomas est déçu par ses soldats : « Les monstroplantes sont quand même plus efficaces avec des roues !! »
Le premier tour se termine sur la même table que le deuxième tour qui commence. Anne-So entame son premier match, face à Anne qui veux surtout confirmer sa domination tactique. Quelques minutes plus tard, l’affaire est réglée… Anne-So : « ça fait mal » Anne : « Ben moi j’ai rien sentie ! » La dangereuse blonde fait des ravages, et laisses trainer derrière elle ses adversaires sanguinolents, se dirigeant vers les demi-finales, sourire aux lèvres.
Deuxième qualifié pour les demi, Tanguy laisse Willow sans voix, détruisant son rêve: gagner la belle boîte de Micro-mutants. Willow s’affale dans le canapé présidentiel, je cite : Plus jamais je rejoue. ». Tanguy, venu remettre son titre de « Feinteux d’or » en jeu, savoure : « Encore difficile, mais encore une victoire écrasante. »
Sylvain et Thibault se livre une bataille d’endurance, comme Sylvain les aime. Une technique qui porte ses fruits et lui ouvre les portes des demi-finales. Thibault ne fera pas de commentaire, tandis que Sylvain s’explique : « Rien ne vaut un bon shuriken pour couper en 2 quelqu’un », et précise : « J’ai pas encore toucher une base… » Ce n’est que bien plus tard que Thibault plaidera sa cause : « Je suis pour la disparition des Kamikazes ! »
Reste une place à prendre dans le carré final, lorsque Thomas et Anne-So, à égalité de 0 point, lutte face à face. Après un beau combat sans pitié, Anne-So ne peut que s’avouer vaincue, déclarant au public : « Les missiles, ça devraient pas exister. ». Thomas, serein remercie les forces divines : « God is in my side »
Tout est en place pour les demi-finales, Sylvain contre Tanguy, Anne contre Thomas. Le top départ est lancé, la guerre insecticide continue. Le premier participant à accéder en final est Tanguy. Après de nombreux rebondissements, une quantité phénoménales de victimes, une des plus belles batailles de ce dimanche après midi, laisse les cadavres fumants mourir sur le tapis. Sylvain, si prêt du but, regrette fortement l’armée des Samouraï, qui l’avait conduit jusque là, interdite pour les phases finales. Tanguy nous laissera quelques mots de russes comme commentaire, ne faisant plus qu’un avec son armée rouge des Soviétoptères. « Amo erehg xopowo urpy »
Dans l’autre demi-finale, Anne arrive au bout de Thomas grâce à ses obscures techniques. Elle déclare à la foule en délire : « Je vais finalement me remettre à l’humanitaire ». Thomas, perplexe d’avoir perdu les faveurs de son dieu, assume : « Finalement, ils n’avaient pas de pétrole… »
Les spectateurs encouragent leurs idoles, la tension s’installe sur le tapis centrale, le premier prix prend sa place sur la table, la finale entre Tanguy « champion de Feinte en titre » et Anne « l’habituée des finales », commence. Les agressions sont violentes et en laisse aucune place à la douceur, voir même à la pitié. Dans de tel condition Anne ne parvient pas à placer son regard de braise, ne pouvant attendrir la galanterie d’un adversaire conditionné par les dogmes communistes… Tanguy garde son titre, gagne le gros lot, remerciant tous ses adversaires d’un : « Trop facile », bien sanglant. Anne se dirige vers son jus de tomate, marquée par les traumatismes de la guerre, montrant à la plèbe la violence du combat : « ça m’a laissé des séquelles. »
Le rare soleil d’automne se couche sur cette victoire, laissant en suspend cette question : Mais qui arrivera à vaincre Tanguy ?



